Atelier de Fabrication de Deshydrateur de fruits , AfroPixel 5 : Différence entre versions

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(Une technique d’utilité publique)
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Au Sénégal, les causes du gaspillage alimentaire sont essentiellement liées à une saisonnalité très forte et à des infrastructures de transport et de conservation insuffisantes. L’organisation de l’atelier de construction a tout de suite suscité un fort engouement. Revenait toujours ce constat : «  en Casamance [région du Sud du Sénégal]  il y a des quantités gigantesques de mangues qui se gâtent partout et qui ne peuvent être ni consommées à temps, transformées ou transportées ».
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Il semblerait que si les chiffres des pertes alimentaires s’élèvent à près de 40% en moyenne, on atteigne carrément 70% pour les mangues. Mais les opportunités sont nombreuses pour d’autres aliments car la déshydratation pourrait intervenir pour sécher les feuilles d’hibiscus et faire du bissap, sécher les poissons sur les zones côtières, réaliser des brochettes de pomme de cajou séchée pour proposer une alternative à la viande…
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Mon premier conseil : Avant de vous lancer dans la construction d’un déshydrateur prenez le temps de réfléchir au projet dans sa globalité : quels sont les besoins, le contexte social, les perspectives et les problématiques du territoire?
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= Bien choisir aussi ses interlocuteurs et bénéficiaires =
 
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Version du 19 mai 2016 à 17:48

Présentation

Les 27 et 28 Avril a eu lieu un atelier de construction d'un deshydrateur solaire. Cela permet de conserver très longtemps et de transporter facilement des aliments qui sinon auraient été gaspillés. Au Sénégal, à peine 43% des fruits et légumes produits sont consommés. Cela est causé par des évolutions dans les comportements des consommateurs, des structures économiques déséquilibrées et un manque d’infrastructures permettant le stockage, la conservation et le transport des denrées dans de bonnes conditions. Pour éviter ce gaspillage de ressources, de travail et améliorer la souveraineté alimentaire nous (MakeSense) proposons d’animer un atelier « Cuir de fruit » en partenariat avec l’entreprise Fwee qui a déjà démontré l’impact social, économique et écologique d’une telle solution. L'atelier se déroulera au centre de réinsertion sociale de Sicap Liberté, au niveau du jardin Jet d'Eau et du fablab, en face de la mosquée au niveau de immeubles rond-point Jet d'Eau.

Des fruits secs en open source

J’ai toujours été un gros consommateur de fruits séchés : quand je sautais régulièrement les petits déjeuner ils me permettaient de tenir le coup sans avoir à m’empiffrer de junk food pleines d’huiles de palme aux arômes et aux conservateurs de synthèse. Quand j’ai voulu diminuer mon impact écologique, Je pouvais les acheter en vrac, en local et en bio. Quand je faisais du sport je pouvais emporter de quoi recharger mes batteries sans trop me charger et sans craindre des problèmes de conservation... Mais jamais je n’aurais imaginé qu’un jour je me retrouverais à animer un atelier de construction desehydrateur solaire au Sénégal . Je vous propose de me suivre dans cette histoire...


Une technique d’utilité publique

On redécouvre en Europe aujourd’hui l’incroyable potentiel, tant sur le plan écologique, nutritionnel ou économique d’une technique ancestrale encore très répandue dans beaucoup de pays. De plus en plus d’entrepreneurs sociaux qui s’emparent et réinventent avec succès la déshydratation de fruits chez nous:

Elena de 3 fois bon a commencé à produire des friandises pour proposer à son fils une alternative aux bonbons industriels à la composition douteuse. Soizic a su démontrer avec Fwee la validité d’un modèle économique qui utilise la déshydratation comme une opportunité pour les horticulteurs de revaloriser, conserver et transporter efficacement leur surplus de production. Fwee est devenu un symbole de la lutte contre le gaspillage alimentaire en France et sa fondatrice Soizic a été contactée par de nombreux agriculteurs qui y voient un moyen d’améliorer leurs revenus.

Fruits séchés

Face à cet engouement, on s’est tout naturellement dit : et si on essaimait ces techniques de déshydratation à bas coût dans le monde entier ? Il fallait cependant vérifier que l’engouement sur le terrain suivrait et que les nombreux modèles proposés sur internet fonctionnaient réellement

Que pourrait-on faire au Sénégal ?

Au Sénégal, les causes du gaspillage alimentaire sont essentiellement liées à une saisonnalité très forte et à des infrastructures de transport et de conservation insuffisantes. L’organisation de l’atelier de construction a tout de suite suscité un fort engouement. Revenait toujours ce constat : «  en Casamance [région du Sud du Sénégal] il y a des quantités gigantesques de mangues qui se gâtent partout et qui ne peuvent être ni consommées à temps, transformées ou transportées ».

Il semblerait que si les chiffres des pertes alimentaires s’élèvent à près de 40% en moyenne, on atteigne carrément 70% pour les mangues. Mais les opportunités sont nombreuses pour d’autres aliments car la déshydratation pourrait intervenir pour sécher les feuilles d’hibiscus et faire du bissap, sécher les poissons sur les zones côtières, réaliser des brochettes de pomme de cajou séchée pour proposer une alternative à la viande… Mon premier conseil : Avant de vous lancer dans la construction d’un déshydrateur prenez le temps de réfléchir au projet dans sa globalité : quels sont les besoins, le contexte social, les perspectives et les problématiques du territoire?

Mangues

Bien choisir aussi ses interlocuteurs et bénéficiaires

Comment procéder ?

Le principe

Le déroulé

Passons au choses sérieuses : Les meilleures recettes!